Le monde des timbres … les timbres du Monde #24

PHILAPOSTEL Bretagne vous propose cette chronique, à paraître aux environs du 20 de chaque mois, en fonction de l’actualité : « Le monde des timbres … Les timbres du Monde » . Comme son nom l’indique, nous y ferons un tour du Monde en abordant quelques nouveautés marquantes ou originales de divers pays (cliquer pour agrandir) .

Grande-Bretagne : David Bowie

Le 14 mars, Royal Mail a émis Lire la suite

Phil’Appétit vous propose …

Afin de bien terminer cette année 2016, notre ami Philippe et Phil’Appétit vous proposent … leur menu Prestige philatélico-virtuel pour le réveillon  !

APERITIF

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Coupe de Champagne Millésimé
Chiffonnade de Jambon de San Daniel
Foie Gras du Périgord sur toasts

ENTREE

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Plateau de Fruits de Mer   » Royal « 
(Homard Breton , Tourteau , Crevettes bouquet, Bulots, Huitres de Cancale, Moules d’Espagne )

PLAT

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Chapon rôti et sa farce aux  Morilles
Pommes de terre sautées aux Cèpes de Bordeaux
Embeurrée d’Haricots verts , fleur de  sel de Guérande

FROMAGE  ET  SALADE

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Plateau de fromage de nos régions
Mesclun de salade vinaigrette Balsamique

DESSERT

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Soupe de fraises et sa Brunoise de Kiwis
surmontée de glace vanille aux éclats de caramel
petites mouillettes de brioche toastées au chocolat chaud

BOISSONS

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Champagne  » cuvée philatel’… hic !!!  »
Muscadet sur Lie  « Côteaux d’Ancenis »
Bordeaux  « Château le Gouleyant »
Eau minérale « Sarouille »

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Café du bout du Monde

Ce menu vous tente ?  Alors rendez-vous toutes et tous chez Philippe à partir de 19h !

Bon réveillon et Bonne Année 2017 à toutes et à tous

P.S. :      reveillon_boire

P.S.2 : Un faux timbre s’est glissé dans notre menu : saurez-vous le retrouver ?
à vos commentaires !

La carte postale instrument du bonheur ?

Anne Rouma­noff : la carte postale qui lui a fait rencon­trer son mariC’est un scéna­rio à faire pâlir d’envie les Cendrillon et autres Kim Karda­shian. Anne Rouma­noff a rencon­tré l’amour par hasard, comme elle l’a raconté au maga­zine Paris Match. En 1991, alors que l’humo­riste cherche à jouer son deuxième one-woman-show en province. Puisqu’elle n’a pas de produc­teur, elle envoie elle-même 10.000 cartes postales à des diffu­seurs et des program­ma­teurs. L’idée, c’est que s’ils sont inté­res­sés pour propo­ser à Anne Rouma­noff une date, ils doivent renvoyer la carte pour rece­voir un dossier.

« L’une de ces cartes tombe entre les mains de Philippe, raconte-t-elle, qui est tour­neur au Havre. Il me télé­phone. On reste une heure à discu­ter. Je me souviens d’avoir pensé : « Pourquoi je raconte ma vie à ce type que je ne connais pas ? » »

Et puis c’est le coup de foudre… Ou pas tout à fait. Celui qui devien­dra son mari doit venir la cher­cher à Paris, mais la fait attendre à cause de la neige… « Je n’avais pas très bon carac­tère, lâche l’humo­riste. Résul­tat, je n’adresse pas la parole à Philippe pendant 200 kilo­mètres. (…) Mais tout à coup, je regarde ses poignets. Je les trouve beaux. Voilà qu’au bout de deux heures de trajet, on commence à discu­ter de nos vies. » Un restau­rant, cinq mois, et trois dates plus tard, ils s’embrassent, et se mettent ensem­ble… Une histoire qui dure depuis 24 ans !

Source : Voici.fr

Décalage : les PTT à la fin du 19è siècle #24

Pile_ou_faceVu dans le Bulletin Hebdomadaire des PTT du 21 avril 1898 :

Piles sèches et humides

L’Electrical World donne la définition humoristique suivante des piles : la pile sèche est ainsi appelée parce qu’elle est toujours mouillée à l’intérieur, tandis que les piles humides sont souvent complètement sèches.

Pile ? … ou Face ? Vous avez compris ? Moi pas …

Décalage : les PTT à la fin du 19è siècle #21

Relevées dans la rubrique « Mouvements de personnel » du Bulletin hebdomadaire des PTT, année 1898, ces quelques perles :

– Mme Veuve Patron, receveuse à Saint Sylvain (Calvados), 1.600 fr., est appelée à Saint Pierre sur Dives (Calvados). Elle a fait le tour de tous les saints patrons ? 😉

  

– M. Mangematin, […], est appelé à Espelette (Basses-Pyrénées). Un petit piment pour le stimuler ? Il dormait au bureau le matin ?

Orange.

– M. Cartier, receveur à Paris (Bureau 42), est appelé à Orange (Vaucluse). Très ambitieux, le quartier ne lui suffisait plus : il voulait le fruit entier !

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– M. Robinet, receveur à Paris, traitement élevé de 4.500 à 5.000 fr, par suite de l’élévation de la 3è classe à la 2è classe. Ce n’est pas à cause de l’élévation du niveau de l’eau ?

 

Décalage : les PTT à la fin du 19è siècle #18

Voici une question posée au Bulletin Hebdomadaire des PTT le 24 mars 1898 dans sa rubrique « Consultations » :

N°42 – Comment doit-on taxer l’expression « Loir-et-Cher » employée pour désigner un journal ? D’après la Circulaire n°306 du 4 juin 1896, les noms géographiques qui ne s’appliquent pas à des châteaux, hôtels, fermes ou villas, semblent devoir compter pour autant de mots qu’ils en contiennent.

mots

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A l’heure du langage SMS cette question nous parait forcément absurde. Tel n’était pas le cas à l’époque où chaque mot comptait dans le tarif d’un télégramme. Voici donc la réponse, qui nous apparaitra comme forcément décalée également :

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Dans le cas dont il s’agit, l’expression « Loir-et-Cher » conserve absolument son caractère géographique. En réalité, quand on dit « Journal de Loir-et-Cher », cela signifie bien Journal du département de « Loir-et-Cher », par conséquent « Loir-et-Cher » doit compter pour un seul mot.

Voila qui est dit, et bien dit ! Sinon, on pourrait peut-être taxer à la lettre et non au mot ? C’est le Var et l’Ain qui seraient satisfaits ! (Bon, d’accord, pas pareil pour la Meurthe et Moselle …) 😉

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Décalage : les PTT à la fin du 19è siècle #15

Relevées dans la rubrique « Mouvements de personnel » du Bulletin hebdomadaire des PTT, année 1898, ces quelques perles :

– Mlle Barrière, aide et fille de la receveuse de Cocumont (Lot-et-Garonne), est nommée receveuse au même bureau, traitement 1.000 Fr. Qui a dit qu’il y avait eu piston ? Il a suffit de lever les barrières de la règlementation, c’est tout ! 😉

– M. Leloup, receveur à Concy le Château (Aisne), est appelé à Lyons la Forêt (Eure). Un retour aux sources en quelque sorte !

– Mme Cayou, receveuse à Salers (Cantal), est appelée à Le Puy (Haute Loire). Quelques gravillons dans les lentilles ?

– M. Perrier, commis principal à Annecy (Direction) est appelé à Vittel (Vosges). De quoi mettre un peu de piquant dans cette eau plate !Bulles_Frise– Mlle Cleuet, receveuse à Barlin (Pas de Calais) est appelée à la Recousse (Pas de Calais). Appelée … à la rescousse ?

– M. Quatre, commis à Paris (Bureau 25), est appelé à Troyes (Aube). Comme dirait Raymond Devos : « Où et Quand ? »

4_3interrogation

 

Décalage : les PTT à la fin du 19è siècle #13

Voici une révolution de la Poste, révélée par le Bulletin hebdomadaire des PTT du 3 mars 1898 :

Distribution mécanique des lettres aux étages
On a inauguré récemment, en Suisse, un système de distribution hydro-électrique qui, s’il pouvait être appliqué en France, serait certainement bien accueilli, aussi bien par les locataires que par les concierges.
Le facteur dépose les correspondances dans une petite boite qui contient autant de compartiments que la maison a d’étages. Par leur poids, les correspondances abaissent un contact électrique qui ferme le circuit et fait ainsi tinter une sonnerie à l’étage auquel ces correspondances sont destinées. En même temps, le courant a pour effet d’ouvrir le robinet d’un réservoir rempli d’eau, et celle-ci en s’écoulant produit, par un mécanisme très simple, l’ascension de la boîte. Cette dernière, arrivée au point voulu, déverse les correspondances, et redescend ensuite automatiquement.

Vous avez tout compris ? Non ? c’est pourtant simple ! Je vous aide en vous expliquant ce mécanisme en images (relisez le texte en les regardant)  :

enveloppe fleche Boite_compartiments
Boite à compartiments pour un immeuble de 12 étages (ça va jusque la ?)

Balance circuit_electrique sonnerie
Bon … J’avoue … Là ça se complique un peu !!

Robinet      reservoir
… Et enfin, quand le réservoir est plein …..

…  ça déborde !!         smiley           debordement

Décalage : les PTT à la fin du 19è siècle #12

Un nouvel article du Bulletin hebdomadaire des PTT (n°9 du 3 mars 1898) nous permet d’apprécier les évolutions de La Poste depuis un siècle :

Le timbre à date – Indication de l’heure des levées
Le public se plaint, à raison, de ce que les chiffres, qu’il lit dans nos timbres, quand ils sont lisibles, ne lui apprennent absolument rien ; s’il veut en connaitre la signification, il est obligé de se rendre au bureau de Poste et de se faire expliquer que, par exemple, la 2ème levée comprend toutes les lettres jetées à la boite de 7h à 10 heures du matin […].
Timbre_a_date_type84      Source de l’image : http://marcophilie.org
Le timbre à date utilisé à l’époque est le type 84, utilisé de 1884 à 1901. Il comporte dans la couronne extérieure les noms de la ville et du département, et dans le rond central le numéro de la levée (ici la 2ème de la journée), et la date complète (ici 24 janvier 1885).

Dans une action en justice, où nos timbres font foi, les juges se trouvent souvent dans la nécessité de faire prendre des renseignements afin de savoir si une lettre a été déposée en temps utile, ou si elle est parvenue tardivement entre les mains du destinataire.
Le remède à cette situation est très simple : il suffirait de remplacer le numéro de la levée par l’heure à laquelle elle est faite. […] Dans les plus grands bureaux, il n’y a que quinze à vingt levées par jour […]
Nous sommes convaincus que cette réforme ne rencontrerait aucune difficulté d’application et qu’elle serait très appréciée du public […].
Timbre_a_date_typeA2b  Type A2b : l’heure de la levée est indiqué (9h S comme soir)

Ndlr (Notes (et questions) de la rédaction) :
– Ce nouveau timbre à date a bien vu le jour en 1901 (voir ci-dessus)
– et bien d’autres ensuite (voir le site marcophilie.org)
– Les remarques du Bulletin sont-elles d’actualité aujourd’hui, alors que les timbres à date ne mentionnent plus désormais ni la ville, ni le département, … ni l’heure de la levée !

Hier, le site Philapostel Bretagne a été visité par des internautes d’Algérie, d’Allemagne, et d’Ukraine : bienvenue à eux !

Décalage : les PTT à la fin du 19è siècle #11

Repérée dans la rubrique « Consultations » du Bulletin hebdomadaire des PTT du 24 février 1898, cette question d’un receveur des Postes et la réponse en forme de démonstration mathématique du Bulletin :

N°27 : Peut-on envoyer comme échantillon un livre de messe avec fermoir et coins d’or ou d’argent, ou un porte-cartes avec coins et initiales d’or ou d’argent ?
L’article 29 du Décret du 25 novembre 1893 exclut de la catégorie des échantillons, les matières d’or et d’argent, les bijoux et objets précieux.
D’autre part, les seules exceptions admises sont énumérées dans l’article 25 du même arrêté ; ce sont : les broderies ou passementeries dites d’or ou d’argent, dont la partie principale est composée d’une chaîne en soie ou en coton ; les bijoux faux, y compris les bijoux dorés ou argentés ou plaqués d’or ou d’argent.
Bien que l’application stricte des prescriptions sus-rappelées paraisse très rigide dans ce cas, on ne saurait méconnaitre que les objets ci-dessus désignés tombent sous l’application des dispositions de l’arrêté précité.
A notre avis, on ne doit pas les accepter comme échantillons ; ils ne peuvent être admis dans le service qu’à titre de boites de valeurs déclarées.

CQFD !
Aujourd’hui on pourrait avoir tout simplement comme réponse à cette question : NON !!
… Heu … Vous reprendrez bien un échantillon d’hostie et de vin de messe ?  😉

question1     mot_le_plus_long