Timbres Magazine : Voilà, c’est fini …

2020_Timbres-Mag-223_CouvVoilà, c’est fini … : ces mots du célèbre refrain de Jean-Louis Aubert sont une bien triste nouvelle que je vous relaie aujourd’hui (merci André) avec regret … Celles et ceux qui sont abonnés à Timbres Magazine en ont pris connaissance, pour les autres ce sera peut-être un scoop, toujours est-il que le numéro 223 risque bien d’être le dernier !
Depuis près de 20 ans, Timbres Magazine est le seul magazine philatélique indépendant à nous fournir des informations et études philatéliques de qualité. En effet, les seuls autres magazines philatéliques sont aujourd’hui :
  • l’Echo de la Timbrologie, propriété d’Yvert & Tellier
  • Atout Timbres, propriété du même Yvert & Tellier
  • La Philatélie Française de la Fédération FFAP
  • et les diverses publications d’associations dont la Gazette PHILAPOSTEL, le plus gros tirage de cette presse associative

PHILAPOSTEL Bretagne et PHILAPOSTEL national ne pourront que regretter la disparition de ce média devenu au fil des ans une référence pour les philatélistes.

Vous trouverez ici l’éditorial de Gauthier Toulemonde, qui pourrait laisser entrevoir une reprise possible … et le dernier billet de Socrate … qui lui nous dit « Adieu » et qui révèle son identité jusque là cachée.

N’hésitez pas à commenter cette chronique : vos témoignages de sympathie seront retransmis à l’équipe de Timbres Magazine.


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13 réflexions au sujet de « Timbres Magazine : Voilà, c’est fini … »

  1. Bonjour
    J’espère bien que ce magazine auquel je suis abonné continuera à vivre. C’est vraiment une source de connaissances philatéliques et c’est le seul moyen de s’informer sur l’actualité philatélique. Je lui souhaite encore de poursuivre sa vie.

  2. L’excellent TIMBRES MAGAZINE a été placé en redressement judiciaire. Dans l’éditorial du numéro de juin, Gauthier Toulemonde, son rédacteur en chef nous annonce que pour lui et son équipe c’est terminé.
    Bien qu’il occupe 80% du marché de la presse philatélique en France, ce périodique de référence est à genoux. Pourquoi?
    L’équipe de TIMBRES MAGAZINE avait su, à maintes reprises, innover. Mais pas toujours à bon escient. TV timbres est arrivé alors que la télévision n’était déjà plus depuis longtemps un media d’avenir et que la video, pour se faire connaître doit passer par des plateformes comme Youtube. Philastamp n’a jamais su s’imposer sur le marché très disputé de la vente de timbres en ligne, car l’adossement à TIMBRES MAGAZINE ne suffisait pas à prouver une valeur ajoutée par rapport à Delcampe sur le marché francophone et encore moins à eBay sur le marché mondial.
    Diffusé par abonnements et en kiosques, le magazine imprimé, qui pouvait déjà souffrir des grèves des postes, a été achevé par la faillite du diffuseur Prestalis. Au moment même où le confinement consécutif au Covid-19 incitait beaucoup d’entre nous à revisiter leurs collections et à prendre le temps de lire, notre magazine préféré n’était pas au rendez-vous.
    Pourquoi ce loupé ? La crise actuelle a pour beaucoup accéléré des tendances en germe avant le virus. Elle a aussi mis en évidence les faiblesses préexistantes. C’est quand la mer se retire qu’on remarque le baigneur sans maillot.
    TIMBRES MAGAZINE aurait pu, aurait dû, être au rendez-vous. Il aurait pu être là pour nous s’il n’avait pas manqué, depuis quelques années le rendez-vous du siècle. Celui du numérique et de l’Internet. Créer un site de vente en ligne en espérant concurrencer ceux qui étaient déjà là, c’était courir derrière un train déjà lancé.
    Un magazine en phase avec son temps, une diffusion imprimée complétée par une accessibilité en ligne, c’est ce qu’il aurait fallu faire.
    En effet, la réactivité, la régularité et la ponctualité sont importantes, surtout quand une partie notable du magazine est consacrée aux nouveautés et à l’annonce de manifestations philatéliques. Elles contribuent à fidéliser une clientèle.
    On ne vit plus en permanence à côté de sa boîte aux lettres. les gens bougent, voyagent, se déplacent pour leur travail, parfois loin d’Europe. Pourquoi ne pas leur avoir offert la possibilité de s’abonner en même temps qu’au magazine papier, qui arrive quand l’imprimeur la Poste ou la CGT le veulent bien, un abonnement numérique ? Pourquoi ne pas avoir proposé une formule combinant les deux ?
    Et une fois diffusé aussi en ligne, conquérir un lectorat nouveau, qui ne serait pas dissuadé par les frais postaux ni par les lenteurs de l’acheminement ? Toucher dans le vaste monde un non moins vaste public francophone de philatélistes jeunes.
    Un public en plein développement dans des pays émergents et en Afrique. Un public qui aurait aussi obligé TIMBRES MAGAZINE à s’ouvrir, à rajeunir son ton, à être moins confiné au petit milieu vieillissant de philatélistes grincheux et de rentiers notables vivant de leur concubinage résigné avec Phil@poste ? S’ouvrir à une philatélie vivante, qui, en Algérie, au Maroc, au Canada et ailleurs en Afrique et dans le monde s’exprime sur les blogs, sur Facebook et Instagram.
    TIMBRES MAGAZINE meurt d’avoir perdu le contact avec son temps et avec le monde d’aujourd’hui. TIMBRES MAGAZINE meurt d’avoir cru au potentiel de développement d’une clientèle en voie d’extinction et d’être passé à côté de lecteurs qui, à force d’être ignorés, snobés, délaissés, ont pris l’habitude de regarder ailleurs.
    Et c’est dommage. C’est rageant. Parce que ce magazine, malgré ses quelques imperfections et archaïsmes, était d’une grande qualité. Une qualité due à l’engagement et à l’investissement d’une équipe incomparable qui nous manquera beaucoup.
    Il reste à espérer que ceux qui vont reprendre la société éditrice sauront, pour faire rentrer ce journal dans le siècle, se montrer à la hauteur du patrimoine extraordinaire de TIMBRES MAGAZINE.

  3. Comment s’appelait la revue toute fraiche, toute en couleurs où officiait Georges Bartoli …? Depuis le premier numéro, je les avais tous (helas les demenagements m’en ont perdu une partie…), du modeste TimbroJournal à la revue d’aujourd’hui, …Abonné ou acheté au numero pour faire travailler mon marchand de journaux, j’attendais avec impatience chaque parution… C’est vraiment un gros coup sur la tete, je suis vraiment triste. j’attendais aussi les salons de Paris où je pouvais rencontrer les gens du journal, J’ai essayé et adopté la BEL grace à Pascal qui n’a jamais refusé de me donner le renseignement que ma nullité en informatique bloquait… Et « la p’tite Julie » toujours au boulot pour l’instant qui assistait Pascal. et devenus tous les deux des relations privilegiées .Et d’autres encore et aussi et surtout Socrate….Que vais-je devenir sans lles pensées et analyses du « vieux sage » ? Mais bon sang, que faudrait-il faire pour que ça continue ? C’est pas possible, ça ne peut pas s’arreter comme ça ..AU SECOURS !!!

    • Si vous êtes collectionneur de vieux numéros et sur Paris-IdF, vous ne devriez avoir aucune difficulté à compléter à bas prix votre collection (Timbroscopie ou Timbroloisirs?) notamment en surveillant les ventes locales sur internet.
      En Régions, avec les frais de port, cela peut devenir assez cher, sauf lot bien calibré …

  4. Mon meilleur souvenir de ce journal c’est qu’ils ont accepté une publicité faite « maison » en envoyée en pdf, il y a 17 ans de cela, publicitée refusée par Echo de la philatélie, parce que « tendancieuse ». Elle n’est pas sur ce portable mais sur un DD d’archive, sinon je vous l’aurait montrée. Le titre « Le noir est une jolie couleur » et ceci énoncé par un africain ressemblant étrangement à la vigie des pirates qui attaquent le bateau d’Asterix et Obelix. J’y proposais des feuillets noirs ministériels de Belgique thématiques (rien en dessous de 80€) et ils ont accepté l’un de mer articles sur le Burundi moderne qui expliquait le comment du pourquoi de l’émission 1082 animaux et de celle surchargée WWF et des oiseaux qui eurent des cadres différents sans avertissement. Ils ne furent jamais dan,s le service philatélique.

  5. je suis desolée d apprendre cela car je n ai pas reçu le numéro de juin .Pourtant je suis abonnée et pour deux ans

  6. Comme je suis extrêmement triste de cette nouvelle abonné depuis, ben je ne sait plus, depuis timbroscopie, ca fait un bail, vous lire chaque mois était un vrai plaisir, vous nous laissez orphelins de culture et de joie, j ai du mal à réaliser car pour moi vous êtes immortel, très amicalement Didier

  7. bonjour

    aujourd’hui jeudi 18 juin 2020 toujours pas de revue dans la boite à lettre et toujours les mêmes réponses: c’est partie le mercredi 10 juin…de qui se moque t’on? de nous les abonnés
    on apprend avec le dernier numéro non reçu que la revue était en difficulté, malaise, alors qu’il existe une foultitude d’aides et de demandes d’aides… et c’est qui les dindons de la farce…c’est nous les abonnés les fidèles parmi les fidèles depuis les premiers numéros (de timbroscopie)
    alors y aura t’il un prochain numéro?

    lt

  8. Suite à notre article un philatéliste sur un groupe facebook a adressé un mail à Gauthier Toulemonde et voici sa réponse :
    un grand merci pour votre mail très gentil que je ne manquerai pas de transmettre à mon équipe. J’en saurai plus sur notre devenir cette semaine mais le magazine devrait continuer d’exister sans la plupart des membres de Timbres magazine dont moi-même. Je ne peux donc vous donner l’autorisation de publier quelques articles sur Facebook, n’étant plus directeur de la publication. Concernant vos demandes, elles seront transmises à la nouvelle direction. N’hésitez pas à me contacter directement à cette adresse mail.
    Bien cordialement et belle journée à vous,
    Gauthier Toulemonde
    La reprise du magazine pourrait donc avoir lieu !

  9. Plusieurs abonnés ont confirmé avoir reçu cette semaine (du lundi 22 juin) leur journal, comme il était annoncé sur le site de Timbres Magazine.
    Mais c’est vrai que d’autres périodiques sont durement touchés par les difficultés de Presstalis, le distributeur..
    J’aime beaucoup le long commentaire de Bernard Quirin

  10. Je viens de recevoir par mail un communiqué de Timbres Magazine annonçant que le repreneur Yvert et Tellier a obtenu l’accord du tribunal pour continuer la rédaction de ce mensuel. Une nouvelle équipe est en train de se constituer. C’est une très bonne nouvelle.

    • Merci pour votre information ! Pour la très bonne nouvelle je ne demande qu’à vous croire … mais Yvert et Tellier possèdent déjà les deux seuls autres magazines philatéliques … et l’indépendance de Timbres Magazine risque bien d’être écornée …

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