Non, la philatélie n’est pas morte !

Je vous soumets aujourd’hui une Réflexion de Bernard Q., fréquent contributeur du groupe facebook Etudes Philatéliques, sur l’évolution de notre passion commune (merci Bernard !). Bonne lecture !

NON, LA PHILATÉLIE NE MEURT PAS. ELLE ÉVOLUE

Belgique_arumUne vallée de larmes. Dans de nombreux posts sur Facebook, comme dans bien des articles de la presse philatélique ou dans des réunions de philatélistes, la désolation est de mise : les effectifs de collectionneurs dégringoleraient encore plus vite que le courrier.

Or, il y a aujourd’hui 60 millions de collectionneurs* dans le monde. Ils n’étaient que 40 millions en 1999. En 2006, les ventes de timbres rapportaient 7,6 milliards de dollars aux opérateurs postaux, aujourd’hui 35 milliards. Le second marché (timbres, fournitures, catalogues vendus par le négoce) est estimé à 50 milliards de dollars alors qu’il n’était en 2006 que de 35 milliards. Les achats et les ventes sur les sites Internet, ont progressé de 550% entre 2015 et 2018.
Ce qui meurt, c’est une certaine philatélie. Celle de l’entre-soi d’hommes européens retraités attachés à des règles d’un autre âge, dotés d’un pouvoir d’achat qui les fait vaincre leur arthrose pour faire la queue et se ruer dès l’ouverture d’un salon du timbre, au guichet de la poste, sur des pièces spéculatives à tirage limité émises à leur intention particulière avant de les revendre sur eBay (qu’ils critiquent par ailleurs). Souvent sans un regard pour les timbres exposés là par les collectionneurs.
Ce qui meurt, c’est le collectionneur grincheux qui va reprendre une philatéliste parce qu’elle aura parlé de tampon plutôt que de marque postale et qui pensera contribuer au développement de la philatélie en expliquant au jeune qui aura posté une photo d’un timbre d’usage courant oblitéré que « ça ne vaut rien » !
France_arum.
En Chine, en Inde et dans toute l’Asie, à Sao Paulo, à Santos, au Caire et dans beaucoup de pays d’Afrique, la classe moyenne émergente a donné à la philatélie un incroyable essor et une formidable jeunesse.
Cette philatélie vivante s’exprime dans une presse dynamique, sur des blogs, sur Facebook, Twitter et Instagram et développe des catalogues et des outils en ligne. Des outils d’aujourd’hui, pour les philatélistes d’aujourd’hui, dans le monde d’aujourd’hui. Un monde qui ne s’attarde pas à écouter les récriminations des grincheux.
*: les chiffres sont tirés du rapport de septembre 2018 du Club Philatélique Postal International

D’accord ? Pas d’accord ? Dans tous les cas, cet article ne peut pas vous laisser indifférent ! Alors soyez nombreux à vous exprimer : j’attend vos commentaires !
inscrit au Hit-Parade de www.philatelistes.net

3 réflexions au sujet de « Non, la philatélie n’est pas morte ! »

  1. L’article est intéressant. Dommage de mesurer une passion avec des chiffres d’affaire d’opérateurs postaux qui ont bien compris les avantages du marketing.
    Les pays d’ Asie seraient plus favorisés que nous en Europe. Qu’est ce qui les différencient de nous? A nous collectionneurs européens de communiquer sur notre passion afin d’ assurer la pérennité de notre activité. La balle est dans notre camp.

  2. Je ne suis absolument pas d,accord avec votre analyse sur la Philatelie. En France, les clubs sont moribonds, les salons ou bourses se désertifient, les jeunes ne sont plus attirés par le Timbre, ils n’écrivent plus… La Poste vend toutes sortes de produits recherchant de réduire ses pertes financières et contribue à la spéculation avec des négociants ( dernier Salon) qui disparaissent les uns après les autres… Certains contestent l’ histoire ou les codes logiques de la Philatelie, contribuant à déverser du faux ou truqués sur les sites de vente, oú seul compte le profit. Alors oui, on peut être grincheux face à l’absurdité du timbre personnalisé en ligne ou des innombrables collectors affreux et qui tomberont dans l’oubli !

  3. Si, la philatélie en France est morte. Il suffit d’aller dans un salon philatélique pour s’en rendre compte. IL n’y a que des personnes âgées et la plupart du temps retraitées. Dans une vingtaine d’années et dès lors que cette génération aura malheureusement disparue, c’en sera fini. Plus un jeune ne s’intéresse aux timbres de collection. Tant pis pour la poste qui prend les collectionneurs pour des riches gogos. Toujours plus de timbres (souvent hideux) et toujours plus chers. Maintenant, les jeunes n’écrivent plus. Ils n’ont plus besoin d’enveloppes ou de timbres. Ils ont d’autres passions et ils ont bien raison.

Laisser votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.