Les cartes postales ont toujours la cote !

L’été est toujours la période la plus propice aux envois de cartes postales. Malgré une baisse sensible de leur vente depuis l’avènement des communications internet, ces souvenirs en image continuent d’attirer tous les publics à Pontivy.

CP1Qui a donc cessé de partager ses photos de vacance pour faire saliver son entourage ? Personne… Les réseaux sociaux ont en grande partie remplacé la communication postale mais, il faut le signaler, les cartes à paysage se taillent encore leur part chez les marchands de souvenirs et produits locaux. À Pontivy, cité médiévale particulièrement photogénique, les touristes repartent systématiquement avec un ou plusieurs petits bouts de carton imprimé.

« Les Anglais en raffolent ! »

Les étrangers représentent une grande part des consommateurs de cartes postales dans la ville de centre Bretagne. « Les Anglais en raffolent ! Ils en achètent des tas et des tas ! », constate Hélène, derrière la caisse du tabac presse « Aux Trois Piliers » place du Martray. Les Espagnols, les Allemands et les touristes venus du sud de la France figurent également parmi les meilleurs acheteurs, avec quelques préférences pour les cartes animées ou brodées de petites poupées en robes traditionnelles bretonnes. Kitch à souhait mais tellement originales que les destinataires devront faire preuve de beaucoup d’audace pour rivaliser face à un tel niveau de style. À moins que la carte postale ne finisse tout simplement sur le frigo ou l’étagère du salon… Un détournement d’usage très répandu au sein des familles françaises et qui participa grandement au désamour pour la philatélie. Pas d’envoi, pas de timbre. Pas de timbre, pas de collection.

CP1bis

Cartes classiques à paysage, cartes à message, carte brodées, cartes en 3D : les touristes ont le choix !

 

Une taxe municipale qui inquiète


« Les cartes postales sont des objets beaucoup plus personnalisées que l’envoi d’un mail ou d’un SMS, assure M. Joubert, gérant depuis 27 ans d’une boutique de souvenirs et de produits bretons, rue du Fil. C’est vrai que l’on observe une baisse significative des ventes depuis plusieurs années, mais ça reste l’achat de base des touristes ». Contrairement aux villes de bord de mer comme Quiberon, qui vend « presque 500 000 cartes » pendant la période estivale, Pontivy n’atteint pas ces scores car il y a moins de passage. Pour autant, « on vide bien les stocks de mai à octobre », confie M. Joubert. La crainte de certains commerces de souvenirs réside non pas dans les habitudes de consommation mais bien dans la politique municipale : une taxe visant les présentoirs devant l’entrée des boutiques serait en préparation, « un réel obstacle au maintien des commerces et du tourisme à Pontivy », s’inquiète M. Joubert. Si les cartes postales ne peuvent même plus servir d’appât du chaland, où donc va le monde ?

Source : Le Télégramme

inscrit au Hit-Parade de www.philatelistes.net

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