Multicollection #36 : suidéphilie

36ème numéro de « Multicollection » où je vous invite à découvrir une collection particulière, avec son nom quelquefois bizarre, sa description, ses principes de classement ou de référencement, quelques chiffres et liens utiles, ou un article de presse sur le sujet … Bien entendu, tous vos commentaires sont les bienvenus, que ce soit pour nous dire que vous êtes un fervent adepte de la collection présentée, ou pour nous donner des compléments d’information : à vos plumes !

Suidéphilie

De quoi s’agit-il cette fois ? Pas commode … Non, non, rien à voir avec la Suède. Et si je vous dis que cela s’appelle aussi Nourrinophilie : là ça doit dire quelque chose aux anciens fans des « jeux de 20 heures ». Non ? Toujours pas ? Groin Groin y’avait pourtant un certain Maitre Capello qui voulait tout le temps « remettre 100 francs dans le nourrain » ? Bon ça y est je vous ai donné toutes les infos : vous avez trouvé ? Oui, c’est ça, la suidéphilie ou Nourrinophilie regroupe …

… les collectionneurs de cochons, comme Roberte, interviewée par l’Ardennais :

Cochons1

Tout est bon … dans le cochon !

Le salon de Roberte Thillois est un lieu sacré où les figurines de cochons sont légion. Plus de quatre cents petits mammifères de toutes les couleurs font leur show dans cette pièce au charme suranné. Impossible de siroter tranquille un jus de fruit sur la table basse, la présence massive de l’animal vous dissuadera de poser un verre à ses côtés.

Cochons2Il est tout aussi délicat de prendre place dans le canapé sans se frotter à la couenne d’un porc en peluche ou reproduit au point de croix sur un coussin en laine. Les étagères d’un authentique buffet bas de la Dauphiné (hameau dans la forêt thilaysienne où vécurent plusieurs générations de menuisiers) ont elles aussi été colonisées par l’animal qui cultive sa personnalité de moult façon. L’un fait office de théière, un autre de cache-pot ou encore de coquetier. Sans compter le cochon truffier qui donne la réplique à une cochonne coquine en bikini.

Du verrat, l’espiègle Baraquine en a fait sa marotte depuis plus de trois décennies tant il lui rappelle des souvenirs d’enfance. Tout particulièrement au sortir de la seconde guerre mondiale où le porc était traditionnellement tué à l’entrée de l’hiver pour nourrir toute la famille. « Il était une source d’alimentation primordiale et permettait de réaliser toute forme de charcuterie », rappelle l’octogénaire. « Je revois encore papa faire du boudin alors que maman faisait l’andouille », sourit-elle avec malice.

Cochons3

Une volumineuse tirelire en plâtre fut le point de départ de sa collection. A couler des jours paisibles sur le rebord de la fenêtre, ce trésor d’autrefois apparaît sous les traits d’un gros cochon visiblement éméché dont le corps est corseté d’une barrique en chêne. D’autres congénères en verre soufflé, en pierre de lave ou en pâte à modeler se sont aussi fondus de façon tout aussi spectaculaire dans le décor. « Mes cochons ne mendient aucune nourriture, ne grognent jamais et ne font aucune cochonceté dans ma maison », se réjouit Roberte, la bonne humeur toujours à haute dose. Et d’ajouter « Heureusement que le loup ne se promène pas dans mon salon car de mes petits protégés, il n’en ferait qu’une bouchée. » Difficile de ne pas être séduit par cette sympathique communauté quand on a un faible pour la bébête au ventre bedonnant.

Source : L’Ardennais

Voir aussi : la collection de cochons de Michelle

inscrit au Hit-Parade de www.philatelistes.net

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