Cette pièce a sauvé la vie d’un soldat

Pendant la Première Guerre mondiale, John Trickett a failli mourir. Ce soldat britannique doit d’avoir eu la vie sauve à une pièce de monnaie, glissée dans la poche de son uniforme, côté cœur. Ce centime, déformé par une balle allemande qui a ricoché dessus, a été vendu aux enchères ce vendredi.

Piece_Guerre1En 1917, John Trickett a failli mourir sur un champ de bataille. C’est une pièce de monnaie qui a sauvé la vie de ce soldat britannique. Ce penny qui lui a permis de survivre à la Première Guerre mondiale a été vendu aux enchères ce vendredi.

Ce miracle se serait produit quelque part sur le front de l’Ouest, le champ de bataille qui s’étendait de la mer du Nord à la frontière entre la France et la Suisse. Le centime fabriqué en 1889, soit dix ans avant la naissance de John Trickett, se trouvait dans la poche de son uniforme, côté cœur.

Une balle tirée par un soldat allemand l’a touché à cet endroit précis. Par chance, la balle a ricoché sur le petit disque de métal.

Le jeune soldat britannique n’en est toutefois pas sorti indemne. Déviée de sa trajectoire, la balle a traversé son nez et est ressortie par son oreille gauche. « Il a dû rentrer chez lui à cause de ses blessures. Sa main gauche était abîmée et il n’entendait plus de l’oreille gauche. Il avait aussi des problèmes d’équilibre », raconte sa petite-fille, Maureen Coulson, à l’agence de presse britannique SWNS (South West News Service).

Une pièce porte-bonheur

Piece_Guerre2Après la guerre, John Trickett a gardé précieusement cette pièce de monnaie. Le profil de la reine Victoria est déformé par l’impact de la balle. « Tout le monde dans la famille a vu cette pièce et connaît son histoire », affirme Maureen Coulson.

Cette femme aujourd’hui âgée de 63 ans avait 6 ans lorsque son grand-père est décédé, en 1962. Mais elle se souvient très bien de lui. « C’était un grand bonhomme issu d’un milieu fermier du Lincolnshire, mais il était doux comme un agneau, dit-elle avec tendresse. Il s’occupait des chevaux et ne supportait pas de voir comment ils étaient traités sur le champ de bataille », ajoute-t-elle.

Le soldat britannique est parti combattre auprès des Alliés avec ses deux frères, Horace et Billy, qui, eux, ne sont jamais revenus dans leur campagne natale. Sans cette pièce de monnaie, les parents de la fratrie Trickett auraient perdu tous leurs fils.

Une vie après la guerre

Piece_Guerre3John Trickett a été démobilisé le 7 septembre 1918, juste avant la fin de la guerre. De retour au pays, il s’est marié avec une jeune femme prénommée Clementine, avec qui il a eu huit enfants. Il a fait plusieurs boulots, comme receveur de postes et standardiste. « C’est étrange de se dire que sans cette pièce, les enfants [de John Trickett] n’auraient jamais vu le jour et que je ne serais pas là »,confie Maureen Coulson.

Ce penny a été vendu aux enchères ce vendredi avec d’autres effets personnels du soldat : une médaille militaire, d’autres pièces de monnaie et son certificat de démobilisation.

Hansons Auctioneers, la maison de vente aux enchères au Royaume-Uni, avait estimé le prix du lot entre 100 et 200 livres (environ 115 et 230 €). Cependant, ce chiffre était déjà monté à 1 700 livres (1 970 €) sur le site avant la vente, et il a finalement été adjugé pour 4 600 livres (soit environ 5 350 €).

Une valeur symbolique

Piece_Guerre4La pièce porte-bonheur était « l’un des objets les plus difficiles à évaluer », confie Adrian Stevenson, expert chez Hansons Auctioneers. Comme le métal d’un centime n’a pas beaucoup de valeur, il avait donné une estimation très modeste.

L’expert avait déjà eu vent d’histoires similaires de soldats sauvés par une Bible de poche, un miroir, un étui à cigarettes… « Les soldats avaient l’habitude de mettre des objets dans la poche de leur uniforme, sur le côté gauche de la poitrine, afin de se protéger des explosions. Il est probable que John Trickett ait volontairement placé ce centime ici », explique-t-il. Il n’avait jamais eu l’occasion d’examiner un tel objet, précise-t-il avant de conclure « Ce centime est là pour nous rappeler que la frontière entre la vie et la mort est très fine, surtout en période de guerre. »

Source : OuestFrance
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