Multicollection #33 : brassensophilie

33ème numéro de « Multicollection » où je vous invite à découvrir une collection particulière, avec son nom quelquefois bizarre, sa description, ses principes de classement ou de référencement, quelques chiffres et liens utiles, ou un article de presse sur le sujet … Bien entendu, tous vos commentaires sont les bienvenus, que ce soit pour nous dire que vous êtes un fervent adepte de la collection présentée, ou pour nous donner des compléments d’information : à vos plumes !

Brassensophilie

Cette fois je ne vous ferai pas l’injure de vous poser des devinettes pour trouver de quelle collection il s’agit. D’ailleurs, je ne sais même pas si l’étymologie du nom est exact, puisque je viens de l’inventer. La Brassensophilie est bien sûr la collection de tout ce qui

 touche de près ou de loin à notre célèbre moustachu à la pipe. Et comme vous le verrez sur cet article d’Ouest France, il y a en effet des choses assez surprenantes.

Brassens1

Atteint du virus de collectionneur, Ruddy est aussi un vrai conférencier, quand il parle de Brassens.

Ruddy Delaforge a le virus de la collection, et surtout la passion de Brassens. Avec son père, il accumule tous les objets qui se rapportent au chanteur décédé en 1981.

Ruddy Delaforge est né en 1988 à Liévin dans le Pas-de-Calais et habite Essé (Ille-et-Vilaine). Lorsqu’il était enfant, il détestait Brassens, mais son père a toujours été passionné par le chanteur. Alors, le transfert a opéré : avec son père, il possède une collection des disques de Brassens, mais aussi des objets.

« Mon père, né en 1961, a commencé à 11 ans à acheter des vinyles de Georges Brassens. Le Gorille a été lepremier. C’était un 33 tours qu’il a payé 30-35 francs, raconte Ruddy Delaforge. La collection a commencé de cette façon. Il est devenu un fan. Les achats de 33 tours se sont poursuivis. » Il a continué à amasser et à étoffer sa collection : « Au décès du chanteur, en 1981, mon père avait tous ses 33 tours. En 1990, à un marché aux puces, il est tombé sur L’ancêtre, un 45 tours. Un objet rare. »

Brassens3

Chez le couple il y a bien sûr les disques … et le Juke Box pour écouter leur artiste préféré

Sous l’influence de son père, Ruddy Delaforge a vite aimé Brassens. À 10 ans, en fouillant dans une caisse de vinyles à un marché aux puces, il est tombé sur un 45 tours de Brassens qu’il a négocié 50 centimes de francs. La collection du jeune gamin a commencé là. « C’était un disque rouge cerclé doré. J’étais fier. »

Plus de 700 disques

La collection est devenue commune avec son père. Tous les recoins de la maison, en campagne d’Essé, sont réservés à l’artiste. Tout juste s’il reste de la place à Géraldine, sa compagne, passionnée par les mangas japonais depuis longtemps.

« Nous avons réuni 700 disques vinyles tout formats confondus : du 16 tours, du 78, 33 et 45 tours en 30 cm, 25 cm, 17 cm, en disques souples, couleurs, interprètes, imitateurs. Des disques dédicacés… nous avons même un 78 tours dédicacé, ce qui est très rare, sans oublier les pressages étrangers ! Japon, Canada, Israël, USA… »

« Je souhaite ouvrir un musée »

Cette passion de Brassens se vit aussi par des anecdotes et beaucoup de livres. « Nous avons l’un des premiers, À La Venvole, un ouvrage dédicacé par Brassens à sa propre tante, qui ensuite l’a offert à sa femme de ménage, qui elle-même l’a donné à son petit voisin, qui à son tour nous l’a offert, après s’être déplacé de Sète jusque dans le Pas-de-Calais. Une belle histoire ! ». Dans la collection, il y a également tous les journaux Le Libertaire, où Georges Brassens a signé quelques publications sous plusieurs pseudonymes, dont Géo Cédille ou Charles Brenns.

Brassens2

Avec l’une des pipes courbées de Georges Brassens, Ruddy continue de remplir chaque recoin de la maison familiale, accompagné de Géraldine.

S’ajoutent beaucoup de CD, DVD, cassettes vidéo, revues, cartes postales, photos lithographies, affiches de cinéma… « Bref, j’ai de tout, en commençant par un simple pins, jusqu’à la radio de dents de Georges. Ça peut paraître étrange, mais pas pour nous… », poursuit l’intarissable Ruddy. « Je continue à acheter du côté de Liévin. Mais il faut faire attention au budget. C’est pour tout cela que je souhaite, par la suite, ouvrir un musée, en hommage à mon père et au poète. »

Contacter Ruddy Delaforge

BalladeBrassensEt c’est l’occasion de vous informer que chaque année depuis 2004 se tient (alternativement à Rennes ou à Saint Brieuc) la Ballade avec Brassens, qui réunit 120 chanteurs amateurs ou professionnels qui interprètent les chansons de leur idole.

Cette année, c’est du 5 au 9 septembre à Rennes … Promenade Georges Brassens !

Retrouvez le programme complet ainsi que d’autres informations sur le site de la manifestation
inscrit au Hit-Parade de www.philatelistes.net

Publicités

Laisser votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.