Phil’Apprendre #16 : les types d’impression #1

PhilApprendre16ème numéro de Phil’Apprendre, nouvelle chronique exclusive de PHILAPOSTEL Bretagne. En lisant attentivement tous les articles de cette chronique, vous apprendrez tout (ou presque) sur votre loisir préféré et deviendrez à coup sûr un philatéliste averti !

Aujourd’hui, nous débutons une série d’articles sur les types d’impression des timbres : bonne lecture !

Types d’impression #1 : la Typographie

tampon_urgentUtilisée dès l’apparition du timbre- poste en France, en 1849, la typographie (ou « typo ») est longtemps demeurée la plus courante.

Son principe est celui du  » tampon encreur « , du type de ceux qu’on utilise dans les bureaux. Regardez attentivement un tampon : son dessin est à l’envers, de sorte qu’en le posant sur une feuille de papier, l’image sera imprimée à l’endroit. Il en est exactement de même avec l’impression en typographie.

En typographie, la première étape consiste à graver dans le bloc d’acier (galvano) le dessin du timbre, à partir d’une maquette. Le graveur reproduit cette maquette, mais au format réel, et surtout, inversée. Il s’agit là d’un travail très minutieux, demandant une grande compétence et des années de formation. Les graveurs capables de réaliser un tel travail sont peu nombreux, ce qui explique qu’on trouve presque toujours les mêmes signatures sur les timbres français.

galvano_bequet_045 marianne_bequet_1663

En typographie, la gravure est effectuée  » en relief « , c’est- à- dire que le graveur creuse le métal autour des traits du dessin.

Un exemple de timbre typographié : le Merson

typographieL’impression typographique à plat a été inventée par deux allemands, Köenig et Bauer. Cette technique consiste à appliquer fortement une feuille de papier sur une planche d’impression crée par un galvano de service. Cette planche est encrée par un rouleau encreur.

Les Merson étaient imprimés en deux passes (chaque planche d’impression était gravée à partir d’un poinçon original différent). Lors de la première passe, le dessin du timbre était imprimé, tandis que le fond était imprimé lors de la seconde passe. Ce procédé était très lent, nécessitait de nombreuses manipulations dans une presse actionnée par un système mécanique compliqué de leviers et de poulies.

La difficulté du repérage entre les deux passes explique les nombreuses variétés de décalage de fond pour les Merson qui utilisèrent cette technique. Les feuilles étaient ensuite gommées puis découpées en deux pour constituer des feuilles de vente de 75 exemplaires chacune.

merson_decale

Le Merson YT144 60c violet et bleu, impression décalée

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2 réflexions au sujet de « Phil’Apprendre #16 : les types d’impression #1 »

  1. Je serai tres curieux de voir faire un graveur .La justesse du geste sur une si petite surface ….
    Ca doit etre impressionnant.Bravo à eux

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