Etude : le 1000f PA survolant Paris #1

Je vous propose aujourd’hui et demain une étude de Jean-François Gibot de l’Académie de Philatélie, sur l’un des plus beaux timbres français :

Le 1000 francs Paris de Poste Aérienne de 1950, ou la difficile éclosion du plus beau des papillons

L’émission de ce timbre considéré, à juste titre comme l’un des plus beaux de France, ne s’est pas déroulée sans douleurs. S’inscrivant à la suite de la série de quatre villes stylisées de France de 1949 (émise entre le 27 avril et le 1er juillet 1949), Albert Decaris proposa, pour y adjoindre une vue de Paris, un premier projet dans le même format.

Il s’agissait d’une vue de Paris où un avion venant de l’Arc de Triomphe semblait survoler Notre-Dame de Paris. Le Musée de La Poste conserve une maquette de ce projet et on peut rencontrer des épreuves d’artiste en noir. Charles Mazelin dessina d’ailleurs un projet assez proche.

esquisse avec annotations "esquisse refusée" "très fouillée", valeur faciale 500 f - collection privée

esquisse avec annotations « esquisse refusée » « très fouillée », valeur faciale 500 f – collection privée

Esquisse avec annotation "Esquisse Decaris" - coll. privée

Esquisse avec annotation « Esquisse Decaris »

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Devant le refus de ce premier projet, il en présenta un autre, dans le même esprit, mais uniquement centré sur l’Île de la Cité avec une valeur faciale de 1000 francs cette fois. On peut voir la maquette de ce projet au Musée de La Poste.

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Maquette signée par Decaris

Ce projet n’eut pas non plus l’heur de plaire. Il travailla donc sur une nouvelle idée, un timbre de format vertical, avec de nouveau une valeur faciale de 1000 francs toujours centré sur l’Ile de la Cité et ses ponts.

Pratiquement toutes les étapes de la réalisation d’un timbre, de l’esquisse à la feuille non dentelée, peuvent se rencontrer dans ce qui ne restera, malgré sa beauté, qu’un non-émis.

Je n’ai pas trouvé pourquoi ce timbre n’a pas été émis mais Decaris fut obligé une fois encore de remettre son ouvrage sur le métier.

Il changea à ce moment-là totalement de format pour reprendre celui déjà essayé par Pierre Gandon en 1947 pour le timbre du 12è Congrès de l’U.P.U. et en 1949 pour le Congrès International de Télégraphie et de Téléphonie.

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Les maquettes des différents travaux qu’il proposa sont conservées au Musée de La Poste.

A suivre demain …

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