L’art de la gravure : Belfort

Lors du dernier Salon de Printemps, au stand de l’association « L’art du timbre gravé », Line Filhon, dessinateur-graveur, dédicaçait enveloppes et dessins. C’est elle qui a gravé le dernier timbre de Belfort. Originaire d’Ile-de-France et habitant Chartres, elle a fréquenté l’école supérieure des arts graphiques Estienne de Paris pendant cinq ans. Dès la première année, elle a étudié la taille-douce avec le graveur de timbres Charles Forget, puis avec Gérard Descand qui deviendra son patron. Diplôme supérieur des métiers d’art en poche, Line Filhon est devenue professionnelle, graveur indépendant.

Jusqu’à cinq traits par millimètre

« C’est un métier qui demande de la minutie, de la patience et de la précision », explique-t-elle. « On ne travaille qu’à la main, avec de petits burins, des lames de largeurs et de tailles différentes. Pour un timbre, on peut faire jusqu’à cinq traits par millimètre. » Pour réaliser la gravure d’un timbre, le bloc taille-douce qui comporte tous les détails et le bloc report qui reprend toutes les couleurs de fond, il faut compter entre trente et cinquante heures.

Belfort_LineFilhon

Line Filhon travaille avec La Poste depuis dix ans, ainsi que Saint-Pierre-et-Miquelon et les terres australes. Elle a été mandatée par La Poste pour réaliser le timbre de Belfort édité pour le salon de printemps. « Ils m’ont choisie pour ce timbre car j’étais plus spécialisée dans les paysages », précise-t-elle. L’Aphiest a fait appel à La Poste il y a deux ans pour ce nouveau timbre sur Belfort. « On m’a soumis un cahier des charges. Il était impératif que l’on puisse voir le kiosque de la place d’Armes, l’hôtel de ville, la cathédrale… Cela fait beaucoup de choses à placer dans un petit espace. »

Au moins trois maquettes

Line Filhon a travaillé à partir de photographies en effectuant une dizaine de dessins. Puis elle a réalisé des compositions. Elle dessine au trait, à l’encre de Chine, puis retravaille tout sur Photoshop. Elle a dû produire et soumettre au minimum trois maquettes avec des mises en page différentes. Une fois la composition principale choisie, l’artiste s’est attelée à la mise en couleur.

Belfort_2016

Les délais impartis doivent être respectés. La maquette choisie est soumise à l’imprimerie de La Poste qui donne son avis sur la faisabilité du projet. La maquette revient ensuite au graveur qui a un mois maximum pour réaliser la gravure. Line Filhon a réalisé les maquettes en septembre 2015 et la gravure en décembre pour la livrer en janvier.

Source : l’Est Républicain

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2 réflexions au sujet de « L’art de la gravure : Belfort »

  1. L’art de la gravure n’est pas si simple, je trouve les timbres plus élaborés depuis quelques temps, qu’il y a quelques années où cela devenait lamentable.

  2. Ce petit carré de papier est la somme de talents incroyables.
    Depuis le premier dessin jusqu’au gravage en taille douce, nous avons affaire à de véritables artistes méconnus du grand public.

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