Célèbres et collectionneurs #21

Cette chronique vous présente, un mercredi sur deux, des personnages célèbres qui sont également collectionneurs : Qui sont-ils ? Qu’amassent-ils ?

Cette semaine : Philippe Zoummeroff et … (entre autres) les timbres

Philippe Zoummeroff, né le 10 mars 1930 à Paris, est un ancien industriel et l’un des collectionneurs et des mécènes les plus actifs de France. Après des études au MIT de Boston, jeune ingénieur, il prend en 1958 la direction de la FACOM, première compagnie d’outillage à main d’Europe.

Philippe Zoummeroff transforme ses passions en collections par le mécénat. « Il faut concrétiser sa passion. Une collection doit être dynamique, servir à quelque chose. Mourir avec sa collection, ça ne m’intéresse pas » déclare-t-il.

Multicollectionneur, cinq collections ont été successivement constituées par lui :

Disques d’Opéras : Collection de 100.000 disques 78 tours ; il fera don de 2.000 d’entre eux à la Bibliothèque Nationale de France
Bibliophilie10.000 livres anciens en français, éditions originales concernant la littérature, les voyages, les sciences, la philosophie, la médecine, la gastronomie, les loisirs.

ZoummeroffJustice pénale15 000 livres imprimés, 1 000 manuscrits, et 5 000 images rares (photographies, dessins, gravures) relatifs à la justice pénale.
Histoire de l’Algérie : Documentation sur l’Algérie comprenant 7 000 volumes, mais aussi des manuscrits et des photographies, qui ont fait l’objet de trois dations successives dont ont bénéficié les Archives nationales en 1999 et 2000.

constantine.jpg

correspondance de Constantine adressée à Paris par boule de Moulins, 1871

Et enfin la philatélie : une collection des timbres les plus rares de tous les pays, en parfait état, diffusés entre 1840 et 1912, dont une collection unique de timbres et marques postales d’Algérie, Tunisie et Guadeloupe. En 1988, cette collection a donné lieu à une dation, la première dont ait bénéficié le Musée de la Poste : « 34 albums contenant des lettres d’Algérie, avec tous les timbres et oblitérations depuis le milieu du XVIIIe siècle jusqu’à l’indépendance de ce pays, deux albums de lettres de la Guadeloupe, 5 albums d’essais et d’épreuves de timbres-poste français des origines à 1920, soit 16 500 pièces ».

© Musée de La Poste de Paris

Lettre de Bou-Saâda du 11 juillet 1874 affranchie avec un 25 c Cérès bleu ; Oblitération losange gros chiffres n° 5131

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