Décalage : les PTT à la fin du 19è siècle #33

Le Bulletin hebdomadaire des PTT nous offre à nouveau une étude assez décalée si on la lit aujourd’hui, en étudiant sur presque deux pages un sujet bien important :

Des chiens dans les salles d’attente

La question de l’admission des chiens dans les salles d’attente des bureaux de Poste a été soulevée à maintes reprises. Elle est en effet très délicate.
S’il s’agit d’un chien non accompagné, qui pénètre dans la salle d’attente, il suffit de l’expulser. Mais qui sera chargé de ce soin ? Faudra-t-il que, dès qu’on apercevra le museau d’un de ces amis de l’homme, le gardien de bureau abandonne son travail pour procéder à cette opération ? Ce n’est assurément pas très pratique. A qui incomberait la corvée dans les bureaux gérés par des dames ? (Ndlr : mesdames j’attends vos commentaires 😉 ). Il y a une solution : confier ce soin à un personnel spécial ; mais […] il y aurait là une dépense hors de proportion avec le but à atteindre.

Que dira-t-on des chiens tenus en laisse ? Il n’est pas douteux que la présence de ces quadrupèdes dans nos bureaux peut avoir des inconvénients ; certaines personnes ne manquent pas cette occasion de récriminer. Il faut reconnaître, cependant, que jamais il ne s’est produit d’incident fâcheux à cette occasion. […] la question devient bien plus compliquée quand il s’agit d’un caniche qu’une dame tient entre ses bras (Ndlr : mesdames … c’est encore pour vous !). Essayer de le lui enlever serait soulever une tempête de protestations et, qui sait, provoquer peut-être une crise nerveuse autrement désagréable que l’aspect du gentil petit animal, cause du conflit.(Ndlr : je cite !).

Mais où la situation s’accentue, c’est lorsque deux de ces animaux élèvent la voix pour échanger des aménités qu’on aurait pu croire réservées aux simples humains, et surtout lorsque, à bout d’arguments, ils passent des aboiements aux voies de fait. Dans ce cas il n’y a pas d’hésitation possible : l’expulsion s’impose !

La police de la salle d’attente appartient au receveur et par délégation à tous les agents placés sous ses ordres.[…]. L’Administration, consultée à ce sujet,a toujours conseillé d’apporter la plus grande tolérance, et de ne recourir à l’expulsion que dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, c’est à dire lorsque quelqu’un se plaint de la présence des chiens, lorsque ceux-ci aboient trop fort ou qu’ils abusent de l’hospitalité qu’on leur accorde si gracieusement. […] On laisse à chaque Receveur, selon son tact et sa connaissance des meours du quartier, et des habitudes du milieu qui fréquente ses guichets, le soin de prévenir les conflits et d’apaiser les réclamants.

Tout cela pour ça !!

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