Des capsules historiques

Boire à l’excès est un moyen d’oublier pour certains. Mais les gourmets qui se rendent à l’auberge de la Vallée d’Ancre, à Authuille, peuvent boire avec modération et se souvenir. Se souvenir du passé historique local dont on ne cesse de parler à l’occasion des célébrations liées au centenaire.

Depuis la fin d’année, le restaurant gastronomique propose à sa clientèle du champagne dont le bouchon est orné d’une capsule, ou plaque de muselet, qui représente des sites emblématiques du Pays du Coquelicot (ndlr : communauté de communes autour d’Albert, dans la Somme)

Caps_AuthuilleQuatre sites, pour être précis. Il y a la tour d’Ulster, dédiée aux soldats irlandais tombés durant la Grande Guerre et située à Thiepval, le mémorial de Longueval consacré aux soldats sud-africains, la statue de caribou en bronze qui, à Beaumont-Hamel, rend hommage au régiment terre-neuvien tombé le 1er  juillet 1916 et le mémorial franco-britannique de Thiepval. «  Il reste d’autres pays qui ont participé au conflit comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande mais on ne peut pas rendre hommage à tous, il fallait bien choisir  », souligne Denis Bourgogne, patron de l’auberge depuis vingt ans.

caps_coquelicotL’homme n’en est pas à sa première tentative. Il y a quatre ans, une première plaque de muselet avait été éditée : elle représentait un coquelicot, nul besoin de justifier le choix. «  Mon fournisseur m’avait expliqué qu’à partir d’une commande de 5 000 bouteilles, je pouvais prétendre à une capsule personnalisée. Comme on ne pouvait reproduire le logo exact du territoire, j’ai fait appel à une graphiste de Beaumont-Hamel pour redessiner la fleur  », détaille Denis Bourgogne. Le restaurateur constate le succès de l’initiative avec des clients qui n’hésitent pas à repartir avec un carton de bouteilles, histoire de conserver un souvenir. La dernière bouteille ornée du coquelicot a été vidée il y a trois mois.

Entre-temps, l’établissement a passé une nouvelle commande de 5 000 bouteilles décorées des quatre sites mémoriaux. «  Pour chaque muselet, il faut réaliser une maquette dont le coût revient à environ 100 euros. La graphiste a photographié les monuments avant de les soumettre au fournisseur. Les premières bouteilles sont arrivées fin 2014, nous en avons déjà utilisé 300, à peu près.  » Difficile pour les amateurs de bulles de passer à côté de cette collection particulière : «  Nous avons plusieurs sortes de champagnes mais celui dont le bouchon comprend la capsule du centenaire est celui que nous servons à la coupe, explique Françoise Bourgogne. Nous mettons certaines plaques de côté pour les collectionneurs  ».

Pour le couple, il était impensable de passer à côté des commémorations. «  Nous sommes très proches de Thiepval, de Beaumont-Hamel, reprend Denis Bourgogne. Il y a encore plein de préparatifs (ndlr : dans le département, le temps fort correspondra au centenaire de la Bataille de la Somme, le 1er juillet 2016). De Pâques jusqu’au 11 novembre, 15 % de notre clientèle est liée au tourisme de mémoire. Je pense que c’était le bon moment mais c’est davantage pour faire plaisir qu’un argument commercial.  »

En attendant, pas de panique pour les placomusophiles, les capsules devraient être disponibles jusqu’en 2018, le temps d’épuiser le stock.

Source : Courrier Picard

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2 réflexions au sujet de « Des capsules historiques »

  1. Bonjour

    Je suis surpris à la lecture de cet article de voir que la capsule « coquelicots », montrée en photo, soit attribuée comme création d’une graphiste de Beaumont Hamel à la demande du propriétaire de l’auberge de la Vallée d’Ancre, aux environs de 2010, si on en croit l’article du Courrier Picard reproduit.
    « L’homme n’en est pas à sa première tentative. Il y a quatre ans, une première plaque de muselet avait été éditée : elle représentait un coquelicot,…………Comme on ne pouvait reproduire le logo exact du territoire, j’ai fait appel à une graphiste de Beaumont-Hamel pour redessiner la fleur ».

    En effet la capsule reproduite dans l’article montrant les coquelicots était déjà répertoriée dans le répertoire Lambert de 2002 comme étant une plaque générique (N° 648), donc elle n’aurait pas été créée pour ce restaurateur plusieurs années après.

    Avez vous une explication ? Merci d’avance
    Gérard

    • Très bonne déduction : je suis d’accord avec vous, mais n’ai pas d’autre explication. Je soumets votre commentaire à nos lecteurs : peut-être l’un d’entre eux aura la réponse ?

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