Décalage : les PTT à la fin du 19è siècle #25

Le Bulletin Hebdomadaire des PTT du 2 juin 1898 nous fait le compte-rendu – sur 2 pages entières ! – d’une bien belle manifestation : la Fête de l’Amicale. Nous nous en tiendrons à quelques extraits significatifs de ce récit qu’on imaginerait mal trouver dans un de nos magazines actuels. Je n’ai d’ailleurs pas pu résister à y inclure quelques commentaires …

« Dans la grande salle de la Société d’Horticulture, 84 rue de Grenelle, c’est à dire à son siège même, a eu lieu dimanche dernier le banquet et le bal organisés par l’association amicale en l’honneur de son premier million (ndlr : de francs ?).

banquet

Carte postale illustrant un banquet (autre que le nôtre)

A son grand regret, M. le Ministre du Commerce, qui accompagnait M. le Président de la République à Saint Etienne, n’avait pu accepter l’invitation qui lui avait été adressée, et avait délégué M. […].

A sept heures et demie, cent cinquante convives prennent place autour des tables dressées dans une salle superbement décorée et ornée de trophées de drapeaux tricolores. Prennent place près de M. le Président de Laboulaye, MM. (ndlr : s’en suit une série de 55 noms et fonctions de messieurs, que je vous épargnerais …).

On remarquait également un certain nombre de dames. (ndlr : mais cette fois pas de liste nominative !)

dessertAu dessert, M. de Laboulaye, président [… discours que je vous épargne également]. M. le vice-président […]. M. Ansault, bien inspiré, a trouvé quelques phrases émues qui ont été fort applaudies (ndlr : parce que d’habitude …?). M. […]. M. […]. M. […]. M. Rime, commis principal, dit une poésie (ndlr : en rimes bien sûr !) en l’honneur du Million de l’Amicale. M. Amiot, vice-président, termine enfin la série de toasts (ah ! Ils boivent à chaque fois ?) en buvant à la Presse et aux correspondants de l’association en province.

CafeAprès le café, pour lequel on était passé dans un salon voisin, un bal très animé, qui ne s’est terminé qu’à six heures du matin, a eu lieu sous la direction de M. Schreyer, chef d’orchestre. On pouvait y voir, comme au banquet, de charmantes femmes et d’élégantes toilettes qui n’ont pas peu contribué au succès de la fête du Million. »

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Voilà qui termine ce récit particulièrement décalé, qui je l’espère vous aura fait sourire 😉
Et si l’une ou l’un d’entre vous sait ce que peut être ce « Million », je suis preneur de l’info !

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